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Production intégrée


La culture intégrée est peu connue du grand public et pourtant elle est de plus en plus utilisée. Pour certains légumes on ne connaît plus d’autre mode de production. (Tomates, concombres, aubergines, beaucoup de fraises …)

C’est sur la tomate, en particulier en Bretagne (Prince de Bretagne) que ce type de culture à été initiée. J’en ai entendu parler pour la première fois durant mes études. C’était, il y a 25 ans, considéré comme une révolution.

Autrefois, dans les cultures de tomates, on utilisait un personnel particulier que l’on appelait « les vibreurs ». Ces personnes passaient toute la journée dans les serres avec une perche pour faire vibrer les fleurs de tomates dans le but d’améliorer leur pollinisation, la qualité du fruit étant directement liée à la qualité de la pollinisation, (surtout sa grosseur et sa forme).

Avec l’arrivée des échanges internationaux et l’augmentation du coût de la main d’œuvre, on ne pouvait plus employer du personnel pour ce genre de travail. On a donc installé dans les serres des insectes pollinisateurs en particulier des bourdons (ils ne piquent pas).

Seulement voilà, avec une armée de bourdons dans les serres, il est devenu impossible de traiter avec les insecticides traditionnels…

Donc, des recherches ont été faites pour développer tout une collection de prédateurs aux insectes nuisibles.

Et c’est comme ça qu’est née la production intégrée.

Aujourd’hui, dans une serre de tomates il y a une armée d’insectes utiles. On connaît la larve de coccinelle contre les pucerons, mais il y a aussi le Macrolophus contre les Aleurodes (mouches blanches), les Orius (une punaise), contre les thrips, un acarien le Néoseiulus contre d’autres acariens prédateurs …. On trouve aussi dans ces serres, des pièges mécaniques englués jaune et bleu selon le type d’insectes qu’on veut attraper.

De plus comme ce sont des serres dites ‘insecte-proof’, qui empêchent la sortie des bourdons et de « l’armée d’insectes ». Elles sont aussi très bien gérées au niveau de leur température et des mouvements d’air. Les problèmes de maladies fongiques deviennent rare, voir inexistants. Sous serre, il n’y a pas non plus de problème d’herbicides.

Bref tout cela pour vous dire que ces tomates ont reçu dans l’année au maximum un traitement fongicide, mais pas d’insecticide, et pas d’herbicide. La même tomate Espagnole, où la main d’œuvre ne pose pas les même soucis et ou les « vibreurs » sont toujours présents aura reçu au moins 1 traitement par semaine ….

 

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